Vox DG, Vox Dei !

Notre Directeur général (DG) se présente pour un point régulier de situation, et c’est apprécié par le CSE !

  • A la lecture de l’expertise sur la réorganisation Atos France, la CGT rebondit pour signaler que la peinture n’est pas fraiche avec des manques d’informations structurantes… Notre directeur s’engage à revenir exposer les changements suivant la maturité des projets… On n’oubliera pas !
  • Sur la signature du contrat entre l’Etat et Atos pour la vente de Bull SAS et des supercalculateurs, pas de nouvelle… Donc ce n’est encore acté !

Puis le DG décrit l’actualité d’Atos France :

  • Il est beaucoup demandé aux commerciaux mais il ne faut pas créer de pression négative (dixit). Il faut garder une dynamique de conquête de nouveaux clients et pas se contenter de renouvellements. Le directeur déplore qu’il n’y ait pas une organisation adaptée pour répondre à certaines demandes avec des pertes d’opportunités. « C’est agaçant », ajoute-t-il.
  • Il sera aussi beaucoup demandé au Consulting qui devient transverse. « Le client ne veut plus qu’on leur déroule un catalogue de nos prestations. La BU Consulting doit apporter du liant. »
  • Il sera aussi beaucoup demandé aux schizophrènes : On ne doit plus tenir un discours technique devant les DSI clients (directeur SI) qui parait-il, ne le sont plus. Mais tous nous devons communiquer avec un discours technique de haute valeur devant nos clients…
  • Il sera beaucoup demandé à TS qui est en proximité clients pour foisonner sur les prestations Atos…Il est même prévu de limiter les recrutements dans les Business line, mais pas sur TS.
  • Il sera beaucoup demandé à l’intermission qui doit diminuer pour être au plus bas. Et pour les salariés, des impositions de contingences métiers, distances, déplacements, et horaires…
  • Il sera aussi beaucoup demandé… Mais on ne sait pas encore à qui !!! À la suite d’un article de presse de La Lettre sur un plan de réduction d’effectifs en septembre sur Eviden, la direction dément catégoriquement ! « Rien n’est prévu pour le moment » dit-elle, et complète par :
    « Il y a des projets en cours mais rien n’est arrêté ». Tout est dans la nuance…

Une curiosité. En tournée sur les sites et en CSE, le DG martèle un slogan sur les prestations IT que nous fournissons à l’Etat : « Sans Atos, la France s’arrête ! ». Et là, normalement le directeur aurait dû enchainer sur le fait que la CGT a raison depuis 3 ans d’exiger la nationalisation…
Mais cela  n’a pas été dit, une étourderie sans doute…

L’IA à hue et à dia…

L’Intelligence Artificielle ! La promesse d’eldorado ! Et autres superlatifs à gogo…

Une étude Gartner de juin 2025 prédit l’abandon de 40 % des projets d’IA agentique d’ici 2027.

Ce qui est révélé : La mise en place de l’IA est d’un coût élevé pratiqué par les ESN, d’une valeur métier incertaine et des difficultés de déploiement à grande échelle !

L’étude alerte sur le phénomène d’agent washing : de nombreux fournisseurs rebaptisant des technologies existantes – assistants IA, bots RPA, chatbots – sans les doter de réelles capacités décisionnelles. Le cabinet Gartner estime que seulement 130 éditeurs sur des milliers répondent aujourd’hui aux critères d’une IA véritablement agentique.

Chez Atos, nous avons eu en CSE plusieurs propos :

  • Le commerce estime qu’on ne sait pas si l’IA sera profitable mais il faut en être !
  • Le CTO précise qu’on développera de l’IA chez les clients avant de les transposer en interne.
  • Et notre DRH ajoute que pour le moment c’est encore flou, cependant en septembre, le groupe déterminera les caractéristiques des offres IA.

Tout cela ne serait que l’air du temps, si notre PDG n’avait pas déclaré avec grandiloquence au Capital Market Day de mai 2025, que l’IA serait l’avenir d’Atos !
Un mois après, cette stratégie serait-elle déjà caduque ? Décidément, pas de chance pour la gouvernance Atos avec ses visions d’entreprise ces dernière années !

DGI à ne pas confondre avec DJ !

Drôle de musique cacophonique que nous a joué la direction sur un Danger Grave et Imminent (DGI).

  • Sur un site, un rapport d’expertise indépendant indique des défaillances électriques et conclut par « risques d’explosion et d’incendie ». Le rapport est produit en mars et n’arrive en communication à la CGT que fin juin ! On demande (poliment) des explications. « C’est en cours » nous répond-on, c’est un élément de langage qu’on entend souvent de la part de la direction…
  • Début juillet, la CGT redemande un point de situation. Pas de réponse. La CGT annonce – moins poliment – la déclaration d’un DGI si pas d’avancées. Ça ne fait pas bouger la direction d’une oreille. Et donc la CGT étant cohérente, lance la procédure juridique qui est très encadrée par le code du travail et qui exige que l’employeur fasse immédiatement un point de situation avec l’alerteur… Le côté immédiat a dû échapper à la direction et la CGT attend toujours…
  • Là, la CGT est moins polie et plus fâchée, on doit expliquer à des professionnels de la profession du droit social ce qu’est le code du travail, et on exige une levée des réserves par un organisme agréé après les travaux pour établir la conformité – la direction n‘y avait pas pensé !
  • Il serait injuste de ne pas mentionner ensuite la forte réactivité de la direction qui a mis en place des actions de résolution et des points réguliers de suivi. Mais il en a fallu en passer par la loi pour une situation évidente de sécurité !

Et en final, il va falloir tout de même comprendre comment un rapport de risques Incendie est resté bloqué 4 mois dans les arcanes administratifs des décideurs Atos au niveau des achats ou autres services ! Le directeur général France a pour mantra de « tailler jusqu’à l’os » dans les dépenses, on va arriver aux squelettes si ça continue comme ça !