Le Document d’Enregistrement Universel Atos 2025 est paru début mars 2026. Les 512 pages apportent de riches informations légales.
S’il y a une donnée à retenir c’est – page 152 pour les sceptiques – celui de ratio du salaire du PDG par rapport à la rémunération moyenne des salariés.
Pour vous planter le décor, un rapport de 1 (salaire moyen) à 20 (salaire PDG) est une pratique. L’Assemblée nationale avait préconisé un rapport de 1 à 12. Les patrons du CAC40 en 2024 ont un rapport de 1 à 84 en moyenne.
Chez Atos, pour 2025, en toutes lettres, le ratio de rémunération du PDG est… 301,8 fois plus grand que le salaire moyen !
Oh, la cause n’est pas son salaire avec prime variable d’un total de 2,2 millions d’euros par an soit un rapport de 36 fois. La différence qui explique le chiffre stratosphérique est – le petit à-côté -, de la valorisation des actions de performance attribuées au cours de l’exercice soit 16 millions !
Avec des appointements 300 fois supérieurs au salaire moyen, le PDG d’Atos est un champion au moins sur ce critère ! Ce n’est pas comme si la dette empruntée d’Atos était de plus de 3 milliards (page 438 DEU) et que le management n’arrête pas de pressurer les salariés depuis des années…
Les Négociations annuelles obligatoires 2026 vont débuter. Au moins la CGT aura mis en lumière l’indicateur de la rémunération du PDG pour causer des « efforts communs nécessaires ».
Que les négociateurs de la direction ne fanfaronnent pas si leur proposition est très faible en augmentation individuelle, sans mesures collectives, ah là, le collectif n’a plus voix au chapitre…






