Une organisation syndicale fait son ciné-moi !

Quel mauvais film nous a joués une organisation syndicale (OS) en 4 lettres dont on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom !

En fait cette OS avait préparé un texte sur les Bonus ScoreCard qu’elle défendait mordicus. Sauf que c’était centré sur les commerciaux qu’il fallait encore plus favoriser en privilèges (sic !), à croire que certains dans cette organisation y ont  intérêt…

La CGT est montée au créneau pour dénoncer la manœuvre :

  • Il est insupportable qu’une organisation syndicale demande pour une catégorie minoritaire de salariés un dépassement de commissions à 150 % (vous avez bien lu !) alors que l’ensemble des employés subit une disette sur leur reconnaissance au travail et la valorisation de leurs salaires depuis des années. C’est indécent au mieux, insultant au pire pour la grande majorité des salariés.
  • Il est inadmissible de considérer les acteurs commerciaux comme les seuls à être essentiels à l’entreprise, sous-entendant que les salariés en production sont de la piétaille sans importance.
    C’est l’ensemble des composantes de l’entreprise qui en fait sa valeur, et non une catégorie privilégiée à qui on octroierait des avantages supplémentaires !

Dans une entreprise très malmenée – quoiqu’en dise la direction qui prétend que tout va bien ! -,  la CGT prône la solidarité, l’équité, les égalités de traitements et la reconnaissance au travail pour tous les salariés. Et non l’accroissement des privilèges pour quelques-uns au détriment de la grande majorité.

 

Les salaires variables : un serpent de mer […] (mot à compléter)

Votre CSE est amené à se prononcer sur la politique de la direction quant aux salaires variables et ses critères d’application.
La CGT réitère sa position constante sur les parts variables qui doivent être intégrées aux salaires. Le travail doit être rémunéré et ne pas dépendre de critères possiblement subjectifs et souvent exogènes à l’activité du salarié.

Également, si l’avenant des Bonus ScoreCard (BSC) reste un contrat personnel entre un employeur et un employé, néanmoins il doit être strictement respecté. La modification unilatérale en cours d’exercice des règles BSC en 2023 était une faute de la direction qui n’a pas respecté ses engagements. La CGT défendra toujours toute atteinte arbitraire aux contrats de travail.
Les BSC concernent quelque 800 salariés sur les 4400 d’Eviden France.

Un avis est rédigé et soumis aux votes de vos représentants, avec pour conclusions :

  • Le CSE rappelle que la stratégie doit guider l’organisation et les moyens (ressources, formations, BSC).
  • Le CSE rappelle que si l’employeur peut modifier les objectifs annuels qui déterminent la rémunération variable, il ne peut le faire qu’en début d’exercice, et non en cours d’exécution. (Cass. Soc. 8 avril 2021 : n°19-15432).

Les élus du CSE de l’UES Eviden seront attentifs à ce que :

  • Ces nouvelles orientations BSC soient réellement appliquées aux salariés Eviden concernés,
  • Les objectifs fixés soient spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes et définis dans le temps,
  • Les règles BSC H1 2025 ne soient pas modifiées pendant la période ou a posteriori, et de
    manière unilatérale, par la Direction avant paiement pour les salariés Eviden concernés.

Résultat du vote : 21 voix pour cette remontrance à la direction et 8 contre… Devinez… Toujours l’organisation syndicale en 4 lettres dont on taira le nom, à croire que les conditions salariales et le respect des avenants aux contrats de travail ne l’intéressent pas…