(si tu es là bippe deux fois…)
L’intelligence artificielle peut-elle faire le boulot à la place du management ? Affecter le bon salarié à la bonne mission, c’est le b-a-ba du service. Encore faudrait-il connaitre les compétences de chaque salarié et ça c’est b-a-ba du management d’équipes.
Atos a le plus grand mal à cartographier les compétences des salariés. Plutôt que de le demander au management de proximité, qui est le plus à même de connaître ses équipes, le groupe compte demander à l’intelligence artificielle de le faire à sa place. Il s’agit de passer la base des CV à la moulinette d’une « analyse sémantique » pour générer des profils de compétences des salariés, et ensuite de faire la sélection automatique des profils correspondants aux besoins de chaque mission. Bref, automatisation et optimisation de la gestion des « ressources », c’est-à-dire des salariés.
On cherche en vain ce qu’il reste d’humain dans cette automatisation. Demander l’avis du salarié sur la pertinence de l’affectation, se préoccuper de questions de mobilité géographique, de souhaits d’évolution de carrière : autant de questions qui doivent trouver leur place dans le processus, mais on ne voit ni quand ni comment dans la présentation de ce programme « Glow » (pour Global Workforce Management).
Il est évident que les impacts sur l’organisation du travail sont multiples et majeurs. Les
élus ont décidé de se doter de l’assistance d’un expert afin de ne rien laisser dans l’ombre et
d’analyser les risques et les conséquences d’un tel projet.
La direction s’est empressée de contester en justice le bien fondé de l’expertise.
La direction ne veut pas que l’on aille mettre le nez dans sa petite tambouille.
Raison de plus pour redoubler de vigilance. A suivre…






